NBary 3:16Premiers pas

Pour connaître Nicolas Bary, il faut plonger dans son enfance. Baigné dans un monde de culture et d’art grâce à ses parents, il va de découverte en découverte. La première sera Metropolis de Fritz Lang, à l’âge de huit ans. Puis Indiana Jones et la dernière croisade de Steven Spielberg à neuf ans et la saga Star Wars de Georges Lucas. Tout un cinéma de divertissement qui n’aura de cesse de le réjouir. Ses influences seront dès lors plutôt américaines, avec une immersion dans des films de renom : Retour vers le futur de Robert Zemeckis, Blade Runner de Ridley Scott, Les aventures du Baron de Munchausen de Terry Gilliam, Jurassic Park de Steven Spielberg, Seven de David Fincher, Edward aux mains d’argent de Tim Burton… Toutes ces réalisations marqueront son enfance et son adolescence. Onirisme, science fiction, conte, fantaisie, anticipation, merveilleux… sont autant de mots qui qualifient ses attirances dans ces découvertes.

La suite, son cinéma, le début… c’est un déclic. Une journée à Nemours chez ses parents, un livre sur Le Cinquième Elément de Luc Besson et c’est tout un monde qui s’ouvre à lui, il n’a alors que seize ans. « Je n’y connais pas grand chose, mais j’aime les ordinateurs, les jeux de rôles, les effets spéciaux, les projets d’équipe et la technique… Si je réunissais tout cela pour faire du cinéma ? » – «  Je veux tout savoir et j’apprendrai très vite »… Dès lors, Nicolas Bary se plonge dans une encyclopédie pour apprendre tous les métiers du cinéma et découvrir ce qu’est un plateau de tournage.

« Je veux rendre réels mes rêves, voilà ce qu’est pour moi la réalisation ».

Nicolas Bary part donc en explorateur. Il va découvrir cette année là une pléthore de films et cinéastes français. Le Cinquième élément et Léon de Luc Besson, Dobermann de Jan Kounen. Puis Jean-Pierre Jeunet, Jean-Jacques Annaud, Mathieu Kassovitz… Tous vont l’inspirer pour sa grande aventure. « Je pars de zéro et je vais tout construire… ».

 

Réalisations

Suite à ce déclic, Nicolas Bary se lance dans la réalisation. Il tourne d’abord un court métrage, Surprise, avec des amis de lycée et des cousins. Puis, en terminale, il décide d’adapter Soda, la célèbre bande dessinée pour laquelle il a une passion débordante. Il convaincra, des années plus tard, son auteur d’en faire un long métrage. Le film est actuellement en cours écriture en langue anglaise.

Après le bac, Nicolas Bary intègre l’ESRA : l’École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle à Paris. Il y fait sa première année et entreprend un stage sur le tournage du Petit Poucet d’Olivier Dahan, pendant cinq mois. Deux mois à la production, trois sur le plateau. Impatient de démarrer les plateaux, il se lance dans un autre court : Fragile, en 2001, premier film qu’il réalise avec une équipe de professionnels.

Après ce court métrage, Nicolas Bary effectue différents stages de production sur des courts et longs métrages. Son professionnalisme, il va l’acquérir au fil des années. En régie, en tant qu’assistant mise en scène, ou en renfort sur les tournages. De 2001 jusqu’à 2005, il travaille sur La Vie Promise d’Olivier Dahan (2001), Mes enfants ne sont pas comme les autres de Denis Dercourt (2001), Blueberry l’expérience secrète de Jan Kounen (2002), Pas sur la bouche d’Alain Resnais (2002), La Première fois que j’ai eu 20 ans de Lorraine Levy (2003), Holy Lola de Bertrand Tavernier (2003), Narco de Tristan Aurouet et Gilles Lellouche (2003), Alive de Frédéric Berthe (2004) et Da Vinci Code de Ron Howard (2005).

Son deuxième court métrage, Before, Nicolas Bary le tourne en 2002. Ce sera le prologue des Enfants de Timpelbach. Puis il tourne Judas en 2004. Dès lors, il arrête de travailler sur des longs métrages comme assistant et se lance dans la réalisation de publicités pour des marques telles que Total, Tabasco, GRDF, Kinder, Galaxy, Ooredoo, la candidature des JO d’Annecy 2018… Il réalise également les clips musicaux d’Emilie Satt (2009), de Pamela Hute (2011), de Nadeah (2014) et de Vianney (2014).

De 2007 à 2008, il se plonge dans la réalisation de son premier long métrage, Les enfants de Timpelbach.

En 2008, une autre étape commence : la production. Il crée Les Partenaires avec Nathanaël Lacombe et Paul de Vulpillières. Ils soutiennent d’entrée de jeu le court-métrage en produisant Les Bons Tuyaux, Le Miroir et Eve.

En 2012, Nicolas Bary continue la réalisation et tourne son second long métrage, Au Bonheur des Ogres, adaptation du roman de Daniel Pennac.

En 2014, il fonde une deuxième société de production TimpelPictures. Grâce à cette structure, il peut développer de nombreux projets, dont cinq longs-métrages, deux projets en réalité-virtuelle et une bande-dessinée, mais également des clips et publicités. Son logo, l’oiseau, est une dédicace au pivert de Timpelbach

En 2015 et 2016, Nicolas s’attèle à la réalisation du Petit Spirou, co-produit par Les Partenaires.

En 2017, Le Petit Spirou, issu de la célèbre BD de Tome et Janry et adapté par Laurent Turner, est sorti en salle le 27 septembre 2017. Le casting est composé de Pierre Richard, François Damiens, Natacha Régnier, Gwendolyn Gourvenec, Armelle et Philippe Katerine.

En 2018, Nicolas réalise le clip d’un groupe, amis de longue date, les Cats on Trees. If You Feel est entièrement tourné à Montréal dans un espace urbain marqué.

Projets futurs

Réalisateur, producteur, scénariste, Nicolas Bary entreprend tous ses projets futurs avec TimpelPictures, une société qu’il a créée en 2014 et qu’il est maintenant en train de développer. Il dirige lui même ses films ou les confie à des réalisateurs de confiance. Une pléthore de projets à venir pour un cinéaste toujours en mouvement. Le Monde des Cancres (également BD et série), Une sirène à Paris (deuxième long-métrage de Mathias Malzieu), Les Margaritas (premier long-métrage de Nadia Jandeau) sont autant de longs métrages sur lesquels il s’investit actuellement en tant que producteur. Il travaille également sur des projets en anglais tels que Increase et Soda.

Côté réalisation, Nicolas Bary travaille sur plusieurs longs métrages. Increase, en anglais au Canada et Le Sumo, qui sera presque intégralement tourné au Japon.

Touche à tout, Nicolas Bary démontre un intérêt tout particulier pour la réalité-virtuelle. Il a donc amorcé un projet de série ambitieux nommé Polaris qu’il co-produit avec le studio Montréalais Félix & Paul. Inspiré de l’univers de Philippe Tessier, il s’agit d’une plongée sous-marine dans une monde détruit où les hommes ont été contraints de se réfugier dans les profondeurs des océans.

Enfin, son projet de toujours Soda s’apprête à avoir un nouveau souffle…

 

Vibrations

Pour Nicolas Bary, des thèmes qui touchent au cœur, il y en a plusieurs… Son cinéma, c’est d’abord l’enfance… Il aime mettre en scène des enfants et des adolescents aux responsabilités d’adulte.

Sa filmographie est également marquée par l’univers du conte. Nicolas Bary raconte des histoires, des fables, pour tous… Ses réalisations sont imprégnées d’univers contemporains, voire futuristes. Il ne s’attache jamais aux sujets réalistes purs, plongeant à chaque fois le spectateur dans un univers onirique. Il aime recréer des univers et transporter le public. Il y a de la bienveillance dans son cinéma, comme chez ses méchants aux cœurs tendres.

Dans cette rêverie, Nicolas Bary nous fait lâcher prise, dans une émotion toujours sincère. À ses yeux, le spectateur doit entrer dans son propre imaginaire, et décoller doucement pour renouer avec des émotions d’enfance, spontanées. Dans ses clips et ses publicités, il se laisse la liberté d’explorer des choses différentes, voire plus sombres. Le spectateur doit perdre ses repères…Ses publicités nous le prouvent, ses prochains films aussi.

Nicolas Bary aime également jouer… et nous le fait partager. Il propose ainsi un cinéma de divertissement. Les films doivent amener à réfléchir… Sa référence ultime est Steven Spielberg qui parle merveilleusement bien d’aventures comme de politique.

Pour comprendre le cinéma de Nicolas Bary et sa direction artistique, il faut aller puiser dans ses voyages, sa musique et ses couleurs… Le Japon, l’Islande et les Etats-Unis (New York et Los Angeles) sont trois pays qui l’inspirent. Le Japon pour son mélange entre archaïsme et modernité, l’Islande pour ses grands espaces, sa grande aventure, ses paysages, purs, forts et sa grande modernité. Et les Etats Unis qui le renvoient à une multitude d’envies.

Issu d’une famille de musiciens – père violoncelliste à l’Opéra de Paris, mère pianiste – Nicolas Bary a baigné dans la musique classique depuis l’enfance. Mais il est également attiré par des musiques de tous horizons comme le métal ou l’électro. À ses yeux, la musique est un moyen de parler à l’inconscient, elle mène du rire aux larmes et est une grande source d’inspiration.

L’originalité du travail de Nicolas réside également dans ses couleurs. Le bleu, en folle attitude, les fluos, les demi teintes et les couleurs franches. Nicolas Bary aime les contrastes, les associations telles que le bleu-vert et l’orange ou le jaune.

Il aime revisiter les époques passées, le steampunk, les mécanismes, Jules Vernes… Les univers épurés et les touches féminines.

Si le travail de Nicolas était plus axé sur l’enfance dans ses premiers films, il est à un tournant dans sa voie artistique. Il développe actuellement des projets avec des univers et des genres plus variés. Tout en gardant son goût naturel pour la poésie et le sensible, Nicolas travaille sur des thématiques plus sombres.